Tout savoir sur la pêche à la verticale

Tout savoir sur la pêche à la verticale

Comment bien débuter à la pêche à la verticale?

La pêche à la verticale est une technique se pratiquant depuis une embarcation. Cette technique est à la base destiné au sandre, mais il est tout à fait possible de séduire d’autres carnassiers avec cet méthode ( silure, brochet et perche par exemple). La meilleur période pour se donner à la pêche à la verticale est l’hiver, car les poissons sont regroupés, peu actifs et proches du fond.

C’est une méthode qui ouvre de nouveaux horizons sur le comportement des poissons, et sur les façons de provoquer l’attaque des carnassiers, surtout quand ils sont peu agressif.

Pour faire simple il s’agit de présenter un leurre ou un poisson mort sous la canne, à quelques centimètres du fond tout en profitant de la dérive de votre embarcation pour l’animer. C’est une technique plutôt simple, en revanche ce qui est un peu plus compliqué c’est de trouver les poissons et les postes. On ne lance jamais, on se contente de guider le leurre en donnant ou reprenant du fil afin que sa trajectoire épouse celle du fond, pendant que le bateau ce déplace doucement sous l’effet d’une dérive naturelle ou provoquée par quelques impulsion du moteur électrique.

Le bateau est en général muni d’un moteur électrique ainsi que d’un sondeur, la pêche à la verticale a pour but de faire évoluer, une tête plombé à l’aplomb du bateau, équipé d’un leurre souple proche du fond.

Il est possible d’utiliser des moteurs avant à commande au pied, ce qui vous demandera une extrême précision dans votre approche. Un moteur électrique à commande manuelle sera préférable même si le moteur se trouve à l’arrière.

Le matériel pour la pêche à la verticale

Le bateau pour la pêche à la verticale

Car oui la verticale se pratique en bateau, ou en barque exclusivement. Alors oui, on peut toujours imaginer des solutions pour pratiquer du bord, par exemple avec une longue canne en rivière ou en canal. Mais pour l’instant la verticale reste une pêche réservé aux embarcations. Le bateau doit au minimum être adapté aux eaux que vous fréquentez. Cette technique se pratique la plupart du temps assis, donc équipez votre barque d’au moins deux sièges.  Il faut aussi pouvoir y adapter un moteur électrique à l’arrière ou à l’avant.

Le moteur électrique parlons en justement. Il est indispensable, que se soit pour une approche fine des postes, corriger une dérive ou la position de la barque, faire du surplace, longer la rive en sondant etc… Le moteur électrique est même l’accessoire le plus important avec le sondeur. Lorsque vous débutez, tous les types de moteur électrique peuvent convenir, mais si vous souhaitez vraiment vous spécialiser dans cette pêche, vous devrez vous orienter vers un modèle à variateur électronique, le seul permettant de contrôler une dérive avec précision, en ajustant la vitesse du moteur à celle du vent, du courant, etc… Prévoyez une batterie assez grosse pour ne pas tomber en panne au moment où ça mord. Une batterie de 100 Ampère/heure est le minimum pour la plupart des bateaux.

Le sondeur pour la pêche à la verticale

Le sondeur n’a pas besoin d’être très sophistiqué, puisque l’information la plus importante est la profondeur. Bien sûr voir le poisson est un avantage et voir son leurre est encore mieux. Un sondeur plutôt basique d’une définition de 240 pixels verticaux avec une sonde de 10 à 20°, vous fournira déjà de bons et loyaux services. Si votre budget vous le permet un modèle avec au minimum 320 pixel, une puissance de 2000 à 4000 watts crête et une meilleur qualité d’affichage, vous apportera du confort ainsi que de la performance, ce qui fait parfois la différence.

La canne pour la pêche à la verticale

Pour cette technique il est possible d’employer une canne spécifique de faible longueur, mais de nombreux modèles peuvent convenir comme nous allons le voir.

La longueur pour la pêche à la verticale

La longueur la plus fréquemment utilisée pour une canne à pêche est de 1.80 mètres. La raison pour laquelle vous avez besoin d’une canne aussi courte est que la longueur ne sert à rien pour cette technique étant donné que l’on ne lance pas et que l’animation se fait sous la canne. Une longueur trop importante diminue la manœuvrabilité et crée un déséquilibre qui au bout d’un moment provoque des douleurs dans les poignets et les bras.

C’est en faite principalement une question de confort et d’efficacité car il est plus compliqué avec une canne courte de donner au leurre des animations subtiles de quelques centimètres ou des secousses sèches de légère amplitude. La longueur maximal que vous pourrez utiliser est de 2.10 mètres, qui pour certaines pêche verticale comme celle de poissons tel que le silure peux permettre d’avoir plus de flexibilité pour amortir les puissants coup de têtes. Mais bon pour le sandre et le brochet, des cannes de 1m80 ou 1m90 conviendront très bien.

La puissance pour la pêche à la verticale

Comme vous serez amené à combattre de beaux adversaires, la canne devra posséder une réserve de puissance suffisante, mais pas trop non plus car une canne ayant trop de puissance à en général une action désagréable.

Pour un sandre ou un brochet de taille moyenne, la majorité des cannes médium (7-20g) à médium heavy (10-30g) conviendront très bien. Les indications de la puissance des cannes servent surtout à vous guider lors de l’achat, car lorsque vous pratiqurez la verticale, vous serez amené à dépasser la puissance indiquer par le fabriquant.

Par exemple un shad de 15 cm monté sur une tête plombée de 24 grammes dépasse les 50 grammes. Mais comme vous ne lancez pas et qu’une fois dans l’eau le leurre ne pèse plus grand chose une canne médium heavy peut être utilisée.

L’action pour la pêche à la verticale

Ici il faut bien sur éviter les cannes molles qui non pas de nerf, et absorbent les animations et les ferrages au lieu de les transmettre.

Les cannes raides sont très appréciées en verticale, mais aussi pour d’autres techniques car elles transmettent parfaitement les sensations et permettent des ferrages efficaces.

Mais vous n’avez pas besoin de ce type d’action en verticale car vous avez votre tresse tendu en permanence, vous pêchez sous la canne, sans mou dans la bannière, donc rien de gène la transmission des sensations. La moindre petite touche est ressenti et les ferrages sont toujours efficace puisque la ligne est tendue et dépourvue d’élasticité. Une canne très raide ne vous offrira donc pas de gros avantages.

Cependant elle possède quelques désavantages, sa conicité ainsi que son scion de diamètre plus important, la rendent plus lourde ou bien cassante, une canne très raide et légère a un blank de faible épaisseur.

Les risques de décrocher les poissons augmente avec une canne rigide, sachant que les poissons piqués fin son fréquent en verticale étant donné que l’on s’adresse ici a des sandres pas vraiment agressifs. De plus les animations seront un peu trop sèche avec ce genre de canne si vous ne faites pas attention.

Les cannes que vous pouvez employer sans crainte possèdent des actions de pointe, le scion reste assez flexible et plie sur une animation un peu vive. La réserve de puissance pour les ferrages et combats se trouve sur le deuxième tiers ou au milieu du blank. Ce type d’action est l’un des plus répandu, c’est l’action type de toute canne à lancer avec une pointe un peu sensible. La plupart des cannes courtes et pas trop souples de puissance M ou MH peuvent être utilisées, même si une petite MH ( 10-25 grammes) d’action de pointe sera l’un des meilleurs choix.

Après bien sûr, comme d’habitude, tout est questions de goût, certain pêcheurs préféreront un type de canne x et d’autres, un type de canne y. Quoi qu’il en soit vous ne serez pas obligé de vous ruiner pour acquérir une bonne canne.

Spinning ou casting pour la pêche à la verticale?

La verticale est bien souvent associée à des cannes spinning, mais il faut savoir qu’un ensemble casting peut offrir des résultats tout à fait satisfaisant à condition d’avoir un moulinet low profil ( probil bas) qui ne fatigue pas votre main.

Le principal avantage du casting est qu’il vous suffit d’appuyer sur le bouton de débrayage avec votre pouce, pour donner du fil, ce qui permet de réagir avec simplicité à une augmentation de la profondeur.

Si en plus vous avez le bonheur de posséder un moulinet possédant la fonction flipping, c’est encore mieux, car une fois activé il vous suffit d’appuyer sur le poussoir pour donner du fil et de le relâcher pour embrayer, alors qu’avec un moulinet casting classique il faut tourner la manivelle.

Il est alors possible de pêcher d’une seul main, ce qui est un avantage quand vous utilisez un moteur électrique à commande manuelle. Vous pouvez pêcher d’une main et contrôler votre embarcation de l’autre.

Le spinning reste un très bon choix, mais il faut savoir que le casting est tout à fait possible, donc à vous de voir ce que vous préférez.

Le moulinet pour la pêche à la verticale

Le moulinet n’est pas l’élément le plus important à la vertical, toutefois il y a quand même certain critères à respecter.

Le poids pour la pêche à la verticale

Dans la majorité des cas le moulinet doit être léger afin de bien s’associer avec les cannes employées pour cette technique. Les taille 2000 et 2500 sont un bon compromis, entre le besoin de légèreté et le besoin d’avoir un frein efficace. Cependant, vous pouvez très bien vous tourner vers des moulinets plus gros et plus lourds sans problème autre que le confort.

La légèreté passe par l’utilisation d’un matériau en composite plutôt que l’aluminium pour le bati et le rotor et par un nombre de roulement limité.  Mais le poids n’est pas si important que ça, donc utilisez le moulinet de votre choix. Toutefois, un bati aluminium est indispensable lorsque vous tenez votre canne en prise “révolver”.

Comptabilité avec la tresse pour la pêche à la verticale

La tresse est très importante pour cette technique, vous devrez donc choisir un moulinet qui peut en être équipé. C’est le cas de la majorité des moulinets dans le commerce aujourd’hui. Il y a quelque chose sur lequel vous devez faire attention quand vous achetez un moulinet destiné à être garni de tresse et pas seulement pour la verticale. Si vous choisissez un modèle à frein avant, veillez bien à ce que le papillon de serrage du frein ne soit pas trop proéminente et à ce qu’il soit le plus profilé possible, sans angle vifs.

Sans quoi il n’est pas rare que qu’à la fermeture du pick-up la tresse fasse un, voir plusieurs tours morts, autour du papillon avant de s’enrouler sur la bobine. Au lancer d’après, il y a de forte chance de voir partir ces spires en paquet qui se termine par un nœud impossible à défaire.

Comment tenir sa canne pour la pêche à la verticale

Il y a plusieurs manières de tenir sa canne pour pêcher en verticale. La prise classique est très bien lorsque vous pratiquez debout où assis et debout appuyé sur un tabouret.

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Si vous pêchez plutôt bas dans un siège avec dossier, la prise revolver est plus confortable  car elle vous évite d’avoir à lever le bras et le coude ce qui au bout d’un moment provoque des douleurs.

A vous d’essayer la prise que vous aimez le plus, mais il faut savoir que la prise revolver, avec laquelle on empoigne le pied du moulinet à pleine main est dangereuse pour les moulinets de petites tailles et conçu en matériaux composites. En effet, lorsque vous ferrez, le serrage du point écarte le moulinet de la canne en tordant le pied, et sur un ferrage bien appuyé le pied casse. Autre chose à préciser, quand vous employez la prise revolver, le bouton servant à enclencher ou débrayer l’anti-retour peut vous gêner lorsqu’il est situé sur le dessus du bati, en contact avec la main. Optez plutôt pour un modèle dont le bouton d’anti-retour se trouve dessus.

La tresse pour la pêche à la verticale

Si il y a bien une technique où vous devez utiliser de la tresse c’est la verticale et ce, pour deux raisons.

Premièrement, il faut que vous puissiez sentir le moindre petit détail se passant au bout de votre ligne, contact avec le fond, obstacles et l’attaque d’un poisson. Bien sûr les attaques sont parfois si franche que vous les sentiriez parfaitement avec du nylon, mais d’autres fois elle sont tellement minime, que dans 10 ou 20 mètres d’eau elles passent complètement inaperçues.

Avec un nylon, ce genre de touche est compliqué à sentir. La tresse est dépourvue d’élasticité, elle n’absorbe pas les vibrations et transmet presque la totalité des sensation, même à longue distance.

Deuxièmement, a résistance égale, la tresse est bien plus fine que le nylon. Elle coupe d’avantage la colonne d’eau et permet de plomber un peu moins tout en restant plus proche de la verticale lorsque votre embarcation se déplace.

Quelle tresse choisir pour la pêche à la verticale

La tresse que vous utilisez pour d’autres techniques fait parfaitement l’affaire, a condition que celle-ci soit fine et visible.

La visibilité est importante, elle vous permet de détecter le contact avec le fond ( ligne qui mollit), un angle trop important à cause d’une plombée trop légère par exemple ou encore une vitesse de dérivation trop importante, et même certaines touches lors de la descente.

Les couleurs claires sont plus visible que les couleurs foncées et elles sont aussi moins discrète, c’est pour cela que l’on ajoute un bas de ligne. La finesse est tout aussi importante, plus votre ligne est fine mieux elle pêche, en faite elle pêche aussi bien mais avec moins de plomb, ce qui permet au poisson de mieux aspirer le leurre.

A savoir que, lorsque vous êtes deux a pratiqué la verticale sur l’embarcation, celui qui emploi la tresse la plus fine doit de préférence se placer de manière à se que sa ligne passe en premier sur le poste, afin d’éviter de souvent emmêler. Sa ligne sera plus proche de la verticale et si elle passe en second elle croisera celle de son camarade pêcheur.

La finesse est donc un avantage mais il faut quand même pouvoir sortir de beaux poissons. Si vous pêchez des eaux ou les accrochages se font rares, comme des fond sableux sans obstacles, alors vous pouvez pêcher en 8 ou 10/100 par exemple. Au contraire, dans les eaux encombrées où il n’est pas rare d’accrocher, autant de finesse risques de vous faire perdre pas mal de leurres, mais aussi des poissons.

Il faut donc trouver un bon compromis selon les circonstances ( tailles des poissons, obstacles etc..) et de vos priorités, comme avoir plus de touches au risque de perdre quelques leurres. Dans les eaux encombrées, une tresse de 12-15 voir même 17/100 peut être une bonne solution, sachant qu’elle obligera à plomber d’avantage ou bien à pêcher en oblique.

En fonction des marques, il y a une différence importante au niveau du diamètre réel, pour des diamètres que l’on pourrait croire identiques. Par exemple une tresse 12/100 de la marque x,  peut en faite être bien plus fine qu’une 12/100 de la marque y. Il faudrait alors opter pour le 12/100 de la marque x et le 8/100 de la marque y pour avoir une vraie équivalence.

Le bas de ligne pour la pêche à la verticale

Il y a plusieurs raisons à la présence d’un bas de ligne.

Premièrement, la présence de brochet, pour lequel il faut soit employer un bas de ligne en acier de  30-40 cm, soit un bas de ligne en fluorocarbone de 50/100 d’une longueur variant entre 40 cm et 1m50.

Deuxièmement, les milieux hostiles dans lesquels vous évoluez et la présence d’obstacles abrasifs, ( roches,branches etc..). Ici un long bas de ligne en fluorocarbone de 30 à 45/100 d’une longueur de 1m50 à 2 mètres est presque indispensable.

Dernièrement, lorsque vous craignez que la ligne ne soit trop visible par le poisson, vous pouvez mettre un bas de ligne en fluorocarbone de 1 à 2 mètres, d’un diamètre de 24 à 50/100 qui dépend des risques d’accrochages ou de carnassiers tel que le brochet.

Montage pour la pêche à la verticale

La façon de monter et armer un shad peut varier selon le type de leurre, les conditions de pêche, mais aussi en fonction des habitudes du pêcheur.

Une montage pour la pêche à la verticale se compose généralement d’une tête plombée lourde armée d’un hameçon jig simple, et d’un hameçon triple “voleur” placé en queue. L’une des meilleurs taille pour un simple est du 3/0 si vous utilisez des shads de taille comprise entre 10 et 15cm. Le 4/0 est utile pour les fans de gros leurres souples (20 cm par exemple), et le 2/0 peut convenir pour armer des leurres courts.

Évitez les modèles bas de gamme, bien souvent ils s’ouvrent trop facilement ou/et piquent mal. Vous aurez déjà bien assez de décroché en verticale, car vous serez amené à ferrer dans le dur, ( la mâchoire du sandre est très osseuse), donc inutile d’aggraver la chose avec de mauvais matériel.

L’hameçon triple est casi indispensable, car c’est lui qui pique la plupart des poissons, même si il présente l’inconvénient de compliquer et fragiliser le montage et enlève un peu de son naturel à la nage du leurre.

Il y a deux façons de le placer, sur le dos ou sur le ventre. les deux possédants leur avantages et inconvénients.

Avantages du triple dorsal: Il est possible de changer de leurre sans modifier le montage, le leurre accroche moins les débris du fond, et en cas de prise le leurre souffre peu. L’inconvénient est que le triple sur le dessus oblige à piquer dans le palais du sandre, une des parties les plus dures, et théoriquement plus de risque de décrochages.

Avantages du triples ventral: Meilleur chance de bien piquer au ferrage, le triple a de forte chance de crocher dans la mâchoire du bas, qui est plus tendre. Inconvénients, le leurre ramasse plus de débris au fond, le leurre n’est pas interchangeable et peut se faire cisailler par l’avançon durant le combat.

Les fireballs pour la pêche à la verticale

Fireball

Il s’agit d’une tête plombée comportant un hameçon à large ouverture et à hampe courte. Sous la tête plombée, se trouve un œillet d’attache pour un bas de ligne. Le plomb est désaxé par rapport à l’hameçon de façon à avoir un centre de gravité plus bas. Avec le fireball il faut ferrer à la touche car le poids sera très vite détecté par les carnassiers qui le recracheront immédiatement d’où l’importance d’un hameçon triple voleur planté au niveau de la caudale du vif. Pour leur montage vous emploierez une tresse armé très souple pour la jonction fireball au triple.

Les leurres souples pour la pêche à la verticale

A la verticale vos leurres doivent être choisi minutieusement et les plus utile ici sont; Les shads ( appendice caudal vibratoire) et les fin’s ( queue en forme de v ) d’une taille allant de 8 à 18 centimètres. Les shads ont plus de succès sur les poissons agressifs, tandis que les fin’s sauront apprivoiser les poissons peu mordeur. De plus, les shads sont plus souvent utilisés pour rechercher les poissons et les fin’s pour les poissons déjà repérés. Les couleurs peuvent très bien être naturel, contrasté ou transparente et l’ajout d’attractant peut être un bon plus dans la traque des carnassiers. Vous pouvez aussi optez pour des worms, qui sont une très bonne alternative car les poissons y sont moins habitués.

Quelle couleur choisir pour la pêche à la verticale

Lors du choix d’un leurre il y a 3 critères principaux à suivre: La taille, la couleur et l’action.

La plupart du temps l’un de ces critères prend le dessus sur les autres pour le poisson et ce n’est pas forcément toujours le même. Vous devrez donc expérimenter jusqu’à voir ce qui marche. Cela veut bien sur dire que vous devrez régulièrement changer de leurre tant que vous n’avez pas trouvé le bon, et en cas de touche, être très attentif, pour pouvoir comprendre ce qui l’a provoqué. Ici nous allons nous concentrer sur la couleur.

Pour faire simple nous pouvons déjà former 4 “catégories” de couleurs: les flashy et contrasté, les naturels, les clairs, les foncés.

Lorsque vous essayez de trouver la bonne couleur, évitez de tester plusieurs couleurs clairs d’affilé. Essayez plutôt un flashy, un clair, un foncé, un naturel etc…

Varier aussi les tailles en plus des couleurs, mas également les animations, afin de faire plusieurs essais en même temps. A partir du moment où vous commencez à avoir des touches, affinez de manière à trouver le paramètre qui influe le plus, taille, couleur ou animation.

Bref vous aurez trouvé la ou les bonnes solutions lorsque les touches se succéderont régulièrement et seront franches.

Une théorie assez répandu veux que, par eau clair couleur naturel et par eau teinté couleur flashy.

La couleur la plus polyvalente est certainement le blanc, qui passe bien dans la majorité des eaux. La couleur chartreuse ainsi que le fire tiger sont aussi des valeurs sûr pour le sandre.

Le marron marche bien, mais est moins régulier, sachant que les couleurs foncés peuvent être certain jours les seuls qui marchent, donc gardez en toujours sous la main (noir, violet foncé, etc..).

L’action à la pêche à la verticale

Votre partie de pêche débute lorsque le bateau est à l’eau, le moteur électrique installé à portée de main et le sondeur allumé. Avant toute chose vous devrez scruter votre sondeur pendant que le bateau progresse doucement, vous serez à la recherche d’indices sur la tenues des poissons et principalement sur la profondeur moyenne à laquelle ils se trouvent mais vous devrez également voir quelle genre de postes ils occupent (tombants, cassures, plages, etc…). La présence de bancs de vifs est aussi une excellente information.

La verticale n’est pas la technique la plus compliqué en ce qui concerne l’animation, il vous suffit en faite de faire progresser votre leurre au dessus du fond. Mais la où cette pêche devient plus compliqué c’est au niveau de la manœuvre du bateau car vous devrez tout le temps suivre une une certaine dérive, vous concentrer sur la vitesse de cette même dérive et connaitre la profondeur à laquelle vous évoluez. Une trop grande vitesse de dérive  place votre tresse en diagonale et vous oblige à sortir le double de la profondeur, de votre moulinet et il peut même arriver que vous soyez incapable de garder contact avec le fond. Ceci est un paramètre plus facilement ajustable avec un moteur électrique même lorsqu’il y a un peu de vent.

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Pour ce qui est de la direction de la dérive, celle-ci devra suivre un itinéraire bien défini. En général il faut longer un plateau juste avant ou après un tombant, de façon parallèle au tombant, de manière à éviter de se retrouver sur des zones pas spécialement intéressantes. C’est pour cela que les sondeurs sont toujours très utiles, surtout dans les lacs que vous ne connaissez pas.

Une fois la trajectoire défini, sur les fonds que vous pensez poissonneux, vient le moment de choisir le leurre souple et la plombée. En l’absence de toute indication particulière, vous choisirez par exemple un shad couleur chartreuse ou blanc nacré. Vous devez de toutes façon posséder un panel important de couleurs différentes car il arrive bien souvent en fonction des jours, qu’une couleur intéresse plus qu’une autre. Evidemment il faut expérimenter et voir quelle couleur fonctionne le jour en question. Le poids de la tête plombée varie de 10 à 28 grammes en fonction de la profondeur et du vent.

Vous ouvrez alors votre pick-up, et laissez le shad aller vers le fond. Le moulinet est alors fermé, et la bannière récupérée pendant que vous abaissez votre canne jusqu’à ce que le scion arrive en contact avec l’eau.  Vous relevez de 10-20 cm afin de décoller votre leurre et la pêche peut débuter.

Vous trouverez des échos de poissons à environ 7 mètres, la plupart des poissons se trouvent à cette profondeur sous ou dans la thermocline .Donc une fois les échos trouvé vous devrez pêcher à cette profondeur, entre 7 et 9 mètres pour toutes la durée de votre partie de pêche ( ici la profondeur est un exemple nous en parlerons plus en détail en dessous).

Vous vous placez donc sur une zone à 7 mètres sur une zone qui vous est familière et effectuez une dérive dans les 7 mètres jusqu’au 9 mètres. Si vous n’avez pas de touche, trouvez un autre coin, au contraire si vous en avez une, repérez bien a quel endroit et à quelle profondeur et insistez bien sur la zone, essayez tous les leurres et fireball à votre disposition, jusqu’à trouver ce qui pourrait intéresser le poisson.

Connaitre les mœurs et comportement des poissons, est une chose importante si vous tenez vraiment à réaliser une bonne partie de pêche. Vous aurez plutôt intérêts suivre l’évolution des poissons au file de la journée. En général, vous devrez pêcher plus profond en milieu de journée plutôt que le matin et le soir mais encore une fois cette règle n’est pas à prendre au pied de la lettre et il est tout à fait possible d’avoir des résultats en faisant strictement le contraire. La technique d’approche consiste à pêcher perpendiculairement à la berge le matin en observant bien son sondeur jusqu’à trouver la profondeur appropriée. Il est ensuite possible de pêcher parallèlement à la rive dans la bonne couche d’eau.

Vous n’aurez pas besoin de lancer, mais simplement de laisser descendre votre leurre à l’aplomb du bateau. Le vent et les vagues donnent vie au leurre et il est important de toujours évoluer au ras du fond en prenant contact avec celui-ci de temps en temps. Répétez lentement votre animation, qui sera faite de mouvement assez lent et d’une amplitude plutôt réduite où le but sera en faite de laisser évoluer votre leurre ( nous verrons ça plus en détails en dessous), avec la pointe du scion, le plomb sabot limitera l’accrochage et vous permettra d’imiter le comportement d’un poisson fouillant le fond.

L’attaque peut arriver à tout moment, bien souvent elle arrive au moment de relâcher ou de relever la canne, et la touche est plutôt franche.

Le GPS est indispensable lorsque vous abordez un nouveau plan d’eau. En général les courbes de niveaux suivent à peut de chose près les courbes du bord, exception faite, en cas de tributaire qui crée un fond plus important.

Éloignez vous et cherchez des échos, une fois trouvé, pensez bien à noter la zone et la profondeur. Prenez un point sur le GPS, partez à votre droite parallèlement au bord sur la distance que vous penserez bonne, cherchez cette même profondeur et prenez un autre point sur le GPS, et faites pareil pour la gauche.

Désormais, vous avez trois points vous indiquant une route ou un cap avec la même profondeur, cette route croise des poissons. La personne chargé de la conduite du bateau devra naviguer sur ce chemin et et corriger la dérive du au vent.

Vous pouvez aussi suivre les points déjà pris et qui marquent un chemin noyé ou des ruines et ici les profondeurs ne seront pas les mêmes. Le but sera de chercher la profondeur de tenue des carnassiers sur ces zones en procédant par des passages plutôt rapide. Une fois la bonne profondeur trouvée, vous n’aurez plus qu’à rester autour de la zone défini et d’insister à cette profondeur.

Ces deux approches marchent plutôt bien pour le sandre, par contre la perche est plus compliqué, il est possible de la trouver entre deux eaux mais aussi collé au fond.

Trouver la bonne profondeur

 La profondeur sous l'eau

L’une des plus grande préoccupation avec cette technique est de trouver la bonne fourchette de profondeur où se situe les sandres. Par exemple voici des fourchettes de profondeur plutôt fréquentes, 6-8 mètres et 10-13 mètres à la belle saison, ou 15-17 mètres, 22-25 mètres, en hiver. Se concentrer sur la bonne fourchette de profondeur augmente vos chances de croiser la route des poissons. Cependant, pensez bien que la profondeur peu varier en fonction des heures de la journée.

Certains jours grâce au sondeur il est possible de trouver des pistes intéressantes. Mais parfois il n’y a pas grand chose à voir ou rien qui ne donne de réelle indications. Rien de grave, la verticale permet aussi de trouver les poissons collé au fond, indétectable au sondeur, et de déterminer la bonne profondeur.

Il y a deux méthodes pour cela:

Premièrement, prospecter une pente par dérives successives parallèles, en allant du large vers la rive, du plus profond au moins profond, jusqu’à ce que vous touchiez du poisson à une certaine profondeur, que vous vous dépêcherez de mémoriser.

Vous vous demandez peut être si il faut mieux aller du large vers la berge ou inversement? En faites, les deux méthodes possèdent des avantages, une dérive du moins profond au plus profond vous obligera à constament donner du fil et il sera compliqué de garder le fond.

Toutefois, cette nage décollé et en dent de scie plait aux sandres un minimum agressifs, qui réagissent facilement à la vue d’une proie leur tombant sous le nez, ou nageant bien au dessus du fond.

Une dérive du large vers la rive oblige à reprendre du fil, le leurre se tient souvent près du fond et épouse mieux le relief. Les sandres apathiques sont plus facilement séduit avec cette nage en rase-motte sous leur nez.

Deuxièmement, vous pouvez faire des dérives à profondeur fixe en suivant différentes courbes de niveau, donc plus ou moins parallèlement à la rive jusqu’à se que vous ayez trouvé la bonne couche.

Alors laquelle de ces deux méthodes est la meilleure? Tout dépend des conditions, tel que, l’importance de la pente, direction du vent, humeur des poissons, inspiration du pêcheur etc..

La première peut être très rapide, si le poisson est mordeur, mais en revanche, si vous avez une bonne connaissance du plan d’eau, des bons secteurs, ou de la profondeur approximative à laquelle se tiennent les sandres à cette époque, alors la seconde méthode sera préférable.

Quelque soit votre choix, une fois que vous aurez une idée de la profondeur à prospecter en priorité, c’est la méthode des courbes de niveau qui devra être privilégié, car c’est elle qui maintient le leurre au maximum dans la bonne tranche d’eau.

Petit point sur l’ animation pour la pêche à la verticale

A la verticale il n’y a pas vraiment d’animation, on profite juste de la dérive du bateau, pour que cette même dérive anime le leurre et que le pêcheur n’ai qu’à soutenir leurre au dessus du fond. De temps en temps vous pouvez mettre un petit coup de poignet juste histoire que le leurre fasse un sombresaut.

Le but est de  déplacer le leurre lentement, en épousant au mieux le contour du fond, en s’élevant de temps en temps doucement de 10 à 20 cm pour redescendre tout aussi doucement. Le leurre est parfois pris par de tremblements provoqués par de petites secousses du scion, il prend souvent contact avec le le fond, et il se permet parfois des écarts, comme une montée plus ample vers la surface avant de reprendre son rythme nonchalant.

Il s’agit de l’allure de base, cependant il peut arriver qu’une animation plus rigoureuse, donne de meilleur résultats, mais gardez bien en tête qu’à la verticale, en ce qui concerne l’animation, la plupart du temps il faut mieux “pas assez” que “trop”.

Pour terminer voici quelques un des points important à prendre en compte à la verticale:

  • Changer régulièrement de leurre est très important en cas d’échec.
  • Ne sous-estimer  pas l’importance du choix du leurre, et ne laissez pas de place au hasard, essayé plusieurs animations, couleurs, tailles.
  • Le sondeur est un précieux allié : Lorsque vous passez sur plusieurs échos sans avoir de touche, optez pour quelque chose de bien différent en ce qui concerne votre leurre.
  • Si le poisson monte et redescend aussi tôt, changez de leurre, mais gardez bien en tête que quelque chose dans le leurre l’a tout de même poussé à réagir.
  • Si le poisson monte et suis mais n’attaque pas, il y a quelque chose à garder dans le choix du leurre et vous n’êtes plus très loin du but.
  • Si vous avez raté plusieurs touche ou mal piqué des poissons vous avez presque trouvé la solution et il manque un léger réglage niveau grammage, taille, animation, touche de couleur etc..).

Si vous avez des questions vous pouvez les poser en commentaire et n’hésitez pas à partager cet article si il vous a plu. A bientôt.

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