Habitudes et comportements des poissons

Habitudes et comportements des poissons

Quelles sont les habitudes et comportements des poissons?

Les poissons n’ont pas un cerveau sur développé, mais la nature leurs a donnés des aptitudes surprenantes, que se soit pour réagir lorsque le danger arrive, ou lorsque qu’il faut trouver à manger. Regardons plus en détail les habitudes et comportements des poissons.

Comme bien des espèces vivantes, les poissons agissent selon leurs instincts naturels, en ce comportant en fonction des situations, ce qui est le meilleur moyen de survivre dans un milieu la plupart du temps hostile, mais à l’inverse de l’homme, ils n’ont pas vraiment conscience des raisons de leurs comportements. Ils agissent de façon héréditaire et innée.

Certains instincts sont offensifs, comme par exemple la chasse, et d’autres défensifs, comme celui qui leur dit de s’éloigner lorsqu’ils entendent un bruit non reconnaissable ou encore lors de l’attaque d’un prédateur. Leurs réactions sont aussi des tropismes. Ils réagissent à des stimuli externes ou bien internes, qui les obligent à assouvir leurs besoins. Le besoin d’oxygène ou de nourriture les pousse à se reproduire ou à rejoindre des zones favorable à leur développement ou à leur survie.

Habitudes et comportements des poissons: L’instinct de chasse des poissons

C’est grâce à l’instinct de chasse que les poissons attaquent leurs proies pour se nourrir ou se défendre. Tous les poissons possède cet instinct, mais il est bien sur plus développé chez les carnassiers, tel que le brochet et la perche. Deux espèces qui ont d’ailleurs une façon de chasser assez particulière et qui trahit souvent leur présence.

Le brochet

Habitudes et comportements des poissons

Le brochet reste sur place sans bouger, à l’affût, et se lance sur ses proies à l’aide de ses nageoires propulsives. Les poissons fuient alors en formant un genre d’éventail afin d’échapper à ce prédateur qui ne les pourchasse généralement pas très longtemps.

La perche

Perche

La perche est un poisson grégaire, vivant en groupe et chassant en meute. Ce poisson poursuit ses proies, sur de longues distances, en faisant claquer ses mâchoires,  et en les amenant en direction de secteurs où il sera plus facile des les attraper. La vision d’un poissonnet, fuyant désespérément en se précipitant dans tous les sens et sautant à la surface de l’eau indique que la perche est passé à l’action.

Le sandre

Sandre

Le sandre est un carnassier qui chasse en groupe, mais qui s’y prend d’une façon différente. Il agit comme la perche lorsqu’il poursuit ses proies, et ses attaques sont multiples. Il ne chasse pas juste un seul poissonnet, et à généralement tendance à en tuer plusieurs et à les manger plus tard. Il lui arrive aussi de délaisser ses proies quelque temps sur son territoire de chasse, avant de se décider à les manger.

Le black-bass

Black-bass

Le black-bass est un prédateur très actif. Il peut poursuivre ses proies jusque dans les herbiers et va jusqu’à bondir pour les attraper. Ils chassent en banc, et, comme la perche et le sandre, il devient plus solitaire en vieillissant.

Le silure

Silure

Le silure a également un instinct de chasseur bien développé, en dépit de sa faible vision. Il reste sur le fond, caché dans la végétation et la vase, toujours prêt à s’emparer des proies passant à proximité, en les aspirant dans sa gueule. Il lui arrive aussi de se déplacer pour les traquer, surtout en début de saison où la pêche aux leurres donne de bons résultats. Ce carnassier peut atteindre une taille importante ( les plus gros spécimens pêché aujourd’hui dépassent les 2m70 ), mais il n’est pas lent pour autant. Il arrive aussi que le silure maraude sur les grèves ou sur les bancs de sable, à la recherche de nourriture, ou qu’il marsouine en plein courant.

Habitudes et comportements des poissons: L’instinct de conservation des poissons

Afin de se protéger des prédateurs, les poissons ont plusieurs techniques: Ils forme des bancs, prennent la fuite et se réfugient dans des endroits inaccessibles. ( cavités de la berge, rochers, herbiers, bois noyés…). D’autres poissons se fondent dans le décor grâce au phénomène de mimétisme. A l’inverse du brochet qui le fait pour ne pas être repéré par ses proies, le goujon et la loche s’en servent davantage pour ne pas se faire manger.

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Habitudes et comportements des poissons: L’instinct d’orientation des poissons

Il permet aux poissons de retrouver leur chemin pour se rendre sur leur frayère ou sur des secteurs propices à leur développement. C’est le cas pour les poissons migrateurs tel que le saumon qui après, une aventure de plusieurs années en mer, est de retour dans sa rivière d’origine dans le but de se reproduire. Il semblerait que pour retrouver leur chemin il compte sur leur odorat pour les guider. L’anguille, l’alose, et la truite de mer ont aussi cet instinct.

Habitudes et comportements des poissons: Le branchiotropisme des poissons

Il existe des poissons tel que le carassin, capable de vivre dans des milieux pauvre en oxygène. D’autres, tel que la truite, en sont totalement incapables et s’asphyxient très vite, a moins de trouver un endroit plus accueillant. Afin de ne pas succomber, ils recherchent donc des milieux oxygénés: partout où l’eau est brassée par le courant. Ce qui explique pourquoi, durant la saison chaude ( une période durant laquelle le taux d’oxygène diminue), les poissons exigeants comme les salmonidés se tiennent près des chutes d’eau et dans les rapides.

Habitudes et comportements des poissons: Le chimiotropisme des poissons

Il y a des poissons d’eau douce qui ne peuvent vivre qu’en eau douce. Mais, il en existe d’autres qui supportent le sel, voire le recherchent. C’est surtout le cas de l’épinoche et de l’épinochette, qui aiment l’eau saumâtre, ou des poissons migrateurs anadromes, qui regagnent la mer après s’être reproduits, dans les rivières. Au contraire, certaines espèces marines tel que le mulet, l’athérine, l’éperlan ou le flet, s’aventurent en eau douce. Même le bar fait des raids dans le cours inférieur des fleuves côtiers, à la limite de salure des eaux.

Habitudes et comportements des poissons: Le gamotropisme des poissons

Pendant certaine période de l’année, les poissons répondent à leurs instinct pour se reproduire. Mâles et femelles s’attirent mutuellement vers des secteurs favorables à leur frai, poussés par la nécessité de perpétuer l’espèce. Généralement, il y reste jusqu’à la ponte et la fécondation de leurs œufs, mais certaines espèces, tel que le poisson-chat et l’épinoche, surveillent leurs alevins. Chez de nombreuses espèces, les mâles portent des robes nuptiales pendant la période de reproduction. Elles se caractérisent par des couleurs vivent et des tubercules. C’est le cas de la brème, mais aussi du gardon et du rotengle.

Habitudes et comportements des poissons: L’imnotropisme des poissons

Certains poissons n’apprécient guère le courant. La carpe, la tanche, et le gardon préfèrent les zones calmes des rivières dans lesquelles il mènent une vie adaptée à leurs besoins: en période de reproduction, ils peuvent déposer leurs œufs sans qu’ils soient systématiquement empotés. En période de crue, ils se protègent de la fureur des eaux. Darses, bras morts, affluents et creux dans la berge servent alors d’abris.

Habitudes et comportements des poissons: Le phototropisme des poissons

La réaction des poissons face à la lumière varie en fonction ce si ils sont lucifuges ou pas. Des espèces comme l’anguille, la lote et le sandre se tiennent plutôt dans les eaux sombres. Le silure, lui aussi préfère l’obscurité. D’autres poissons recherchent des eaux éclairées, voire sont attirés par les sources lumineuses, pour preuve la pêche au lamparo, une ancienne technique utilisant une lampe qui attiré certaines espèces de poissons. En ce qui concerne la majorité des espèces, une chose est certaine leurs yeux peuvent capter de très faibles luminosités.

Habitudes et comportements des poissons: Le thermotropisme des poissons

En hiver, les salmonidés comme la truite migrent dans les petits affluents ou dans les zones amont des rivière pour y trouver des eaux aux température favorable à leur reproduction (entre 8 et 10°C). Pendant la période estivale, de nombreux poissons se tiennent dans les courants pour y puiser de l’oxygène, mais également pour se mettre au frais. Dans les lacs, les poissons s’habituent tout autant aux changements de température. Pendant la saison froide, ils vont dans les profondeurs, là où l’eau n’est pas glacée. Au printemps et en été, ils remontent vers la surface, que les rayons solaires réchauffent plus rapidement.

Habitudes et comportements des poissons: Le tonotropisme des poissons

Grâce à leurs lignes latérales et aux pores sensitifs de leur tête, les poissons sont capable de détecter les vibrations facilement. Cette capacité étonnante de précision leur permet de localiser une proie tombé à l’eau et qui se débat pour survivre, mais aussi de les alerter d’un possible danger: présence d’un prédateur naturel ou d’un pêcheur. Les leurres de pêchent utilisent leur réaction face aux vibrations en émettant des stimuli vibratoires susceptibles de déclencher leur attaque.

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Habitudes et comportements des poissons: Le trophotropisme des poissons

Les poissons passent le plus clair de leur temps à s’alimenter. Le brochet par exemple aime suivre des bancs de poissons-fourrage en hiver, lorsque se nourrir est compliqué. Une fois la belle saison venu, les truites fréquentent régulièrement les zones où il y a beaucoup d’éclosions d’insectes ou de larves de phryganes. Même les silures suivent leur garde-manger, surtout dans les secteurs riches en moules zébrées (Dreissena polymorpha) et en écrevisses.

Le rhéotropisme des poissons

Il y a des poissons se tenant généralement dans les courants, car l’oxygène y est plus important qu’en eau calme , mais aussi parce que la nourriture vient à eux. Truite, saumon, ablette, vairon, vandoise, font partie de ces opportuniste qui pointent leur gueule à contre-courant aide aussi les migrateurs à s’orienter dans les rivières pour rejoindre les frayères. Dans les passes à poissons des barrages, des courants d’appel sont d’ailleurs prévus pour qu’ils puissent les franchir.

Le mode de défense des poissons d’eau douce

A l’inverse de bien des poissons de mer, ceux habitant les eaux douces n’ont pas à leur disposition d’armes digne de ce nom: pas d’épée ou rostre effilé au bout de la tête, et encore moins d’épines venimeuses, comme celle de la vive, ou encore d’organe capable de produire de l’électricité, comme pour un poisson vivant en Amérique du Sud qui émet des décharges de 650 volts, de quoi provoquer la mort d’un assaillant ou d’une proie.

Les poissons d’eau douce, surtout les petits poissons, se défendent des prédateurs grâce au phénomène de mimétisme et à leur capacité à former des bancs .

D’autres espèces sont armées d’aiguillons ou de rayons épineux aux nageoires, censés décourager les prédateurs. C’est le cas du poisson-chat qui en trois: une sur chaque nageoires pelvienne et une sur la dorsale. Un pêcheur, pas au courant, qui le prendrait entre ses mains, se ferait piquer. Les carnassiers qui auraient l’imprudence de le croquer rencontreraient des problèmes de digestion. Il n’y a que quelques poissons, tels que le black-bass qui peuvent s’en nourrir sans problème. La perche a aussi des rayons épineux sur le dos, comme le sandre d’ailleurs. Cela n’empêche pas vraiment les prédateurs de la manger.

Pour d’autres poisson la meilleurs des armes est de se méfier. Les poissons sont attentifs à tout ce qui se passe dans leur environnement et les pêcheurs le savent. Ils font attention à ne pas se faire repérer, mais également de ne pas laisser d’indices de leur présence. Un élagage des herbiers pour pouvoir disposer des cannes a pour conséquence de déclencher leur méfiance. Ils ne retrouveront habitudes qu’après s’être habitué au changement.

Les pêcheurs ont aussi conscience que les poissons apprennent à se méfier d’un leurre en se faisant piquer par celui-ci . Il en résulte alors une crainte instinctive, d’où l’importance d’avoir un panel de leurre assez large à proposer aux poissons.

Si vous avez des questions j’y répondrais avec plaisir dans les commentaire. Vous pouvez aussi partager cet article si il vous a plus. A bientôt :).

 

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