Les quelques astuces qu’il faut connaitre .

Les quelques astuces qu’il faut connaitre .

LES ASTUCES :

 

Prendre la température de l’eau .

Thermomètre

Des nombreux pêcheurs que j’ai pu observer  , bien peu accordent de l’importance a la température de l’eau , hors ce paramètre est très important . En effet c’est bien la température qui régit les principales fonctions physiologiques tel que l’alimentation et la reproduction des poissons .

Les espèce sténothermes (  Une espèce sténotherme se dit d’un organisme incapable de supporter de grandes variations, écarts, de température, y compris et surtout de son milieu interne ) supportent mal ces variations , par exemple l‘omble chevalier  qui aime les eaux froides entre 5 et 12°C . Les autres salmonidés ( famille de poisson a nageoire rayonnée )   supportent difficilement les eaux dont la température dépasse les 18°C  . Au contraire les espèces eurythermes (  organismes adaptés à de grandes variations de température ) supportent de très grands écarts de température . La carpe en est l’exemple parfait car elle s’adapte bien aux rigueurs des climats continentaux , très froids en hiver et caniculaires en été .

Le brochet et la tanche peuvent eux aussi supporter les très grands écarts de température de leurs milieux . En revanche leur activité sera quasi nulle en dessous de certaines température ( 8 °C ) et extrêmement réduit en dessus de 18°C . C’est leur position dans la couche d’eau qui variera en fonction des écarts de température . C’est ce qui s’appelle scientifiquement “préférendum thermique ” , ces valeurs sont très importantes a connaitre pour les pêcheurs , car en fonction des saisons , voire du moment de la journée c’est en trouvant les endroits du plan d’eau où la température est la plus proche de ce préférendum que vous aurez le plus de chance de trouver des poissons qui veulent bien mordre .

Il est donc important de choisir en période caniculaire l’endroit le plus profond ou le plus à l’ombre d’un plan d’eau si vous désirez trouver des poissons qui mordent . En automne après les premières gelées nocturnes , c’est là où le soleil réchauffera le plus vite l’eau peu profonde que vous aurez le plus de chances de trouver des rassemblements de poissons fourrages et bien évidemment un brochet embusqué .

Équipez vous d’un thermomètre ( à alcool ou à mercure ) pour prendre la température en profondeur , il vous  suffira ensuite de le lester au moyen d’un plomb d’une cinquantaine de grammes , de le laisser immergé au moins vingt seconde à la profondeur voulue et de le remonter aussi vite que possible pour en assurer une lecture fiable . Pour terminer je vous conseil fortement  d’utiliser un thermomètre , celui-ci peut vraiment faire la différence , surtout pour la pêche de poisson tel que le saumon par exemple .

 

Etre au bon endroit au bon moment .

Les poissons sont des animaux  à sang froid . Il existe bel et bien un lien entre les conditions météorologiques et l’activité des poissons , cela est dû en grande partie au fait que les poissons n’ont aucun moyen de réguler leur température corporelle . Pour chaque espèce de poisson , il existe une plage de température idéale en termes d’activité alimentaire . D’autres plages , soit trop froides soit trop chaudes , rendent les poissons inactifs et parfois pour longtemps . Le brochet par exemple , semble réglé comme une horloge , au-dessus d’une température de l’eau de 20°C et 22°C , son activité alimentaire réduit considérablement . Voilà pourquoi il s’en pêche peu en été sur les eaux peu profondes exposées aux fortes chaleurs ,car dans ces eaux le brochet est actif à l’ouverture de la pêche jusqu’à fin juin , puis de nouveau a l’automne .

Il y a une règle commune a toute les espèces , une brutale baisse de température de l’eau induit un arrêt presque total de l’alimentation des poissons et cela reste valable également pour des espèces d’eau froides comme la truite ou l‘ombre . Pour la truite , une rivière dont la température de l’eau chute en 24 à 48 h de 15 à 10 °C induit un ralentissement tout aussi brutale du métabolisme des truites. Leurs activité alimentaire reprend en général après trois ou quatre jours lorsque la température remonte . Si elle reste froide mais constante dans la durée , les truites se nourrissent de nouveau .

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Connaitre l’influence de la température sur l’activité alimentaire des poissons vous donnera des indications précises sur l’action de pêche , les profondeurs de prospection , la vitesse de récupération des leurres , l’amplitude d’animation des mouches etc…. Au printemps , lorsque l’on est en phase ascendante de la température de l’eau dans une plage de température optimale , vous pourrez  vous  permettre l’emploi de leurre  de surface dans le cas de la pêche du brochet , du black-bass ou même de la perche . A l’automne , après un été caniculaire , ces trois espèces redeviennent actives en surface lorsque la température a lentement perdu quelques degrés .

 

Le rôle de l’oxygène dissous .

Quand il y a température de l’eau , il y a forcément oxygène dissous . Les deux phénomènes sont liés , tout comme un troisième , la lumière , qui rend la vie possible ou non dans les profondeurs des lacs . Si vous disposez d’un  sondeur , la profondeur à laquelle on trouve encore de l’oxygène est facile à trouver , car à partir d’une certaine profondeur ,vous ne trouverez plus d’échos de poissons .

En été , sur certains lacs recevant beaucoup plus de matière organique que les milieux peuvent  en “digérer ” , la limite se situe à quelques mètres sous la surface . Cette situation provoque de grandes migrations de poissons dans les grands lacs , à condition qu’il soit possible pour eux de trouver des zones où il reste encore de l’oxygène . Si ce n’est pas le cas , on assiste alors a des comportements anormaux de poissons en survie dans la couche superficielle , notamment sur les bordures . En général ils sont inactifs , et attendent des jours meilleures ,qui bien souvent de surviennent pas avant l’automne .

L’été n’est pas une excellente saison dans les lacs  pauvres en oxygène dissous . Seuls les lacs situés en montagne ou ceux alimentés par des cours d’eau très frais peuvent encore permettre des parties de pêche qui se déroulent dans des conditions normales .

 

La température de confort  .

Chaque espèce possède sa température de confort dans laquelle elle se nourrit normalement . Ce constat est aussi valable pour la carpe , le saumon , le sandre , le brochet , ou même le goujon . Le régime alimentaire des carnassiers est très perturbé par des écarts de température . On le remarque surtout en grands lacs lorsque l’on pêche avec un sondeur . D’une semaine a l’autre , les poissons évoluent dans la couche d’eau , cherchant à l’automne par exemple à éviter la couche froide de surface . Les poissons sont finalement comme nous . Ils craignent les températures trop chaudes mais en revanche peuvent s’adapter au froid .

 

En avril les truites reviennent a la surface .

Truite

 

Le mois d’avril signal le retour de l’activité des truites en surface . Dans les rivières tel que la Tourbie ,Tarne , Cevenne etc… il n’est pas possible de voir les poissons , les truites se focalisent sur les insectes adultes dérivant à la surface . Pour les pêcheurs  , c’est l’occasion d’une pêche à la mouche sèche facile et magnifique .

Le mois d’avril est un moment privilégié , peu de touristes et des truites qui viennent a la surface . Alors oui, elles prennent aussi des insectes sous l’eau , mais la pêche a la nymphe peut bien attendre , car il y a suffisamment de moment dans la saison où elles ne gobent pas .

 

Regardez la lune .

Lune

Lune rousse , lune noire , pleine lune , vieille lune , nouvelle lune etc … Aujourd’hui nous n’accordons plus grande importance à l’influence du cycle lunaire , nos grand parents nés à la campagne et qui ont vécu savaient toute l’importance qu’il convenait d’y attacher . Pas mal de pêcheurs pêchent encore en fonction des phases de la lune . Pour certains , c’est la lune noire ou nouvelle lune qui rendra les poissons mordeurs , alors que d’autres ne jurent que par la pleine lune  ( vieille lune ) et d’autres encore par certains de ses quartiers . J’ai vu et entendu tout et son contraire a ce sujet, tentons de clarifier cela .

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Lunes d’eau douce .

Selon Michel Duborgel ( auteur de plusieurs livre sur la pêche )  , la période dite de lune noire , qui s’étend sur les deux ou trois jours de part et d’autre de la nouvelle lune , est considérée comme la plus favorable pour la pêche . L’activité alimentaire des poissons irait ensuite en décroissant à partir du quatrième jour après la nouvelle lune et ce jusqu’au premier quartier . Plus on s’approche ensuite de la pleine lune , moins la pêche va être bonne . Les deux ou trois jours qui la précèdent et qui la suivent sont , mauvais . En s’acheminant vers le dernier quartier , l’activité des poissons reprend progressivement avec un maximum d’activité au changement de quartier , l’activité des poissons reprend progressivement avec un maximum d’activité au changement de quartier .  Il faut savoir que les pêcheurs qui s’intéressent à l’activité alimentaire des poissons en eau douce , en fonction du cycle lunaire , ne sont pas tous d’accord avec monsieur Duborgel .

 

Lune de mer .

L’influence lunaire s’exerce tout particulièrement sur les milieux liquides et est en grande partie responsable du phénomène des marées . Les poissons qui baignent en permanence dans un environnement aqueux sont a n’en pas douter les animaux qui subiront le plus fortement cette influence . En milieu marin , on sait que les espèces prédatrices effectuent  l’essentiel de leurs déplacements liés à la recherche de nourriture en fonction du mouvement des marées. Or le rythme et l’amplitude de ces dernières sont essentiellement sous la dépendance de l’attraction lunaire et pour une moindre part solaire .En fait , ce qui  compte , plus que la phase de lune , c’est le coefficient de la marée , qui peut être élevé en vieille comme en nouvelle lune . Quelle que soit la phase de la lune , en bateau comme de la cote , ce sont les deux heures qui précèdent ou qui suivent l’étale de haute ou de basse mer , qui sont les meilleures pour la pêche . C’est à dire quand l’eau est en mouvement et “ transporte ” les proies ( plancton , crevette , crabes etc… ) jusque dans la gueule des prédateurs .

 

Faut il croire aux tables solunaires ?

De nombreux  pêcheurs a l’esprit scientifique  ont essayé de codifier et de prévoir les périodes d‘attractivité maximale des astres sur les poissons . John knight , pêcheur et astronome amateur , a même déposé en 1930  un copyright de “ tables solunaires ” prévoyant pour l’Amérique du nord et l’Europe les heures auxquelles les poissons d’eau douce entreront  en phase d’activité alimentaire maximale . Ces tables connurent leur heure de gloire dans notre pays immédiatement après la guerre.

Aujourd’hui , ces tables sont toujours publiées et en vente , mais tous les pêcheurs ne sont pas , loin s’en faut , persuadés de leur fiabilité , même si il faut en convenir , les résultats de certains peuvent paraître troublants .

Un genre d’effet placebo peut être ?  Le pêcheur connaissant l’heure supposé d’activité alimentaire maximale , pratiquera sa quête pendant cette période , avec une attention particulièrement soutenue et surtout avec une plus grande confiance . Aucune étude statistique sérieuse ( et de très nombreuses furent publiées ,surtout aux Etats-unis) ne prouve l’exactitude des prévisions solunaires de Knight  .

 

Et vous que pensez vous de l’effet des astres dur nos amis les poissons ? Mettez votre réponse dans les commentaires . Bonne pêche .

 

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