Tout savoir sur la pêche du silure

Tout savoir sur la pêche du silure

Comment bien débuter la pêche du silure?

Avant de parler de la pêche du silure faisons plus ample connaissance avec cet énorme poisson de la famille des siluridae.

Le silure glane est le plus gros poisson d’eau douce pouvant être rencontrer dans les eaux françaises . Tous les fleuves de France sont aujourd’hui habités par ces poissons venus de l’EST dont les plus gros sujets dépassent les 2 mètres et atteignent le quintal . Le silure est donc un poisson impressionnant . Une grosse tête plate avec une immense gueule et des barbillons qui font penser à des antennes d’extraterrestre , un œil rond qui parait vous surveiller alors que le silure ne voit à peu près rien mais sent tout , notamment grâce à ses antennes et a un corps très long comme une virgule de chair visqueuse que l’on imagine posé sur le fond dans le silence des abysses d’où il guette toutes sortes de proies .

Le silure est un poisson d’une extrême agressivité , surtout lorsque l’on vient le déranger sur sa frayère au moment des amours . Si vous pêchez un gros silure , surveillez bien ses antennes . Lorsqu’elle sont dirigées vers l’arrière , vous pourrez l’attraper par la gueule sans risque que ça mâchoire pleine de dents minuscules se referme sur votre main . En revanche , si elles pointent vers l’avant , cela voudra dire qu’il est prêt a vous mordre .

 La pêche du silure est très sportive

Vous vous doutez bien que la perspective de prises aussi spectaculaire dans les centres-villes de Paris , Lyon ou Nantes fasse rêver les passionnés de pêche sportive . Comme eux , vous aurez toutes les chances , surtout en période de hautes eaux , de capturer des silures dans les parages de l’île de la Cité et de l’île St-Louis , au Pont-Neuf ou au pied des tours de la Défense . Leur mise à sec , un rien compliqué quand on pêche du bord , vous vaudra le soutien étonné des passagers des bateaux-mouches et des promeneurs des quais .

La pêche du silure: Pêcher costaud

On trouve depuis quelques années maintenant un matériel spécifique pour pêcher le silure . Shimano , Daiwa , Black Cat et bien d’autres ont mis au point des cannes puissantes certes , mais légères , dont le pommeau surdimensionné vous évitera un bel hématome au niveau de l’aine . Combattre un silure de plusieurs dizaines de kilos vous oblige à prendre la direction des opérations . Et si ce n’est pas le cas , les chose tournent généralement mal . La ligne finit par se prendre dans les obstacle et le poisson est perdu . Seules une canne de forte puissance ( 100 à 300 grammes ) et une tresse en conséquence permettent  de s’imposer . Un moulinet de taille 8 000 à 15 000 garantit un freinage puissant ainsi qu’une contenance importante . A cette pêche , 100 mètres de tresse sont un minimum pour la pêche en bateau . Le double étant nécessaire pour une recherche depuis le bord . Que ce soit au poser ( pêche au vif ) ou aux leurres , une tresse de 30 à 40/100 s’avère nécessaire .

La pêche du silure: Pêcher simple

Leurres

Rien de tel que quelques bons leurres de taille respectable ( 18 à 30 centimètres ) pour débuter au silure . Des gros Shad , éventuellement montés en association avec une cuiller tournante . Le Shaker de Lunker City est un excellent choix en 20 centimètres . Ce leurre provoque beaucoup de touches par son action très marquée . La couleur importe peu , car le silure est quasiment aveugle . En revanche , il ressent parfaitement tout ce qui l’entoure . Le silure se pêche parfois sur les hauts fonds , en été , quand il chasse dans les bancs de gardons , ou dans les fosses le reste de l’année . Dans tous les cas de figure , il faudra là aussi bien “lire” la rivière , prospecter les bords d’herbiers , les souches , les obstacles immergés et pêcher lentement , près du fond la plupart du temps en animant le leurre , la monture à poisson mort (  un gros poisson mort ) ou la cuiller ondulante comme on les anime au brochet . Mais au ralenti .

Une superbe cuiller pour la pêche du silure

Il existe pour la pêche du silure une cuiller composé de deux ondulantes gréées l’une sur l’autre . Cette sorte de castagnette halieutique fait donc double emploi : elle nage comme un poisson blessé et envoie au poisson un signal sonore destiné à réveiller son agressivité . Certains pêcheurs utilisent encore aujourd’hui un instrument étrange , le clonk , sorte de boomerang rectiligne dont ils frappent la surface de l’eau à intervalles réguliers . Au début cela marchait plutôt bien . Les silures sortaient de leur torpeur pour s’intéresser aux leurres des pêcheurs . Le problème est que certains ont abusé du clonk et que le boucan d’enfer qu’il produit ferait aujourd’hui plus fuir certains silures qu’il ne les attirerait . Cependant il est toujours utilisez et toujours plus ou moins efficace .

 La pêche du silure au popper

Poppers

La pêche du silure au popper ,  est sans doute la pratique donnant le plus de sensations fortes. Pour viser le silure avec cette technique , c’est très simple mais cela demandera bien souvent de la patience et de la motivation. Assez peu utilisé car peut être moins efficace  par rapport à la pêche au vif , la pêche du silure en surface est exigeante et vous demandera , une parties de pêche en 2 à 3 heures, ou mieux si vous avez des attaques, ainsi qu’une main de fer. Pour le matériel : un float, une canne solide, un moulinet qui a du frein, de la tresse 35/100, un bas de ligne 100 kilos, 2 leurres, un gant, une bonne pince et c’est partit  .

Si vous partez de la réaction au clonk du silure un gros popper peut être une solution. Dans les  rivières encombrées les leurres coulants trop armés ne peuvent pas vous permettre de pêcher lentement dans les arbres noyés, contrairement au popper qui peut faire du sur-place pour attendre le silure Le bruit d’un gros pop à thon est obligatoirement entendu par un poisson dans un  rayon assez large . Sur une rivière de 25 mètres  de large le leurre sera perçu par tous les poissons, et au passage de celui qui est actif, ou à force de lancer sur la même zone, il finira par les réveiller.

Pour le choix du poper ce sera simple : les Splasher Sébile 120 et 152 ont un rapport de qualité/prix  imbattables, la version 152 exo devra être customisée avec un bout de néoprène de waders collé sur le dos par exemple pour flotter.

Un autre avantage, très intéressant , des gros pops est la distance de lancer, en un seul lancer de 40 mètres vous avez, d’un point de vue sonore , fait passer votre leurre sur 1/10 ème d’hectare, s’il y a 5 mètres de profondeur ça fait un joli volume d’eau pêché en 1 lancer, mais vous devrez insister .

La pêche n’est pas très compliquée, un grand lancer appuyé droit devant, une grosse tirée et des pauses de 15 secondes ou moins entre chaque déflagration  du splasher.  Le 152 créé des explosions de surface qui réveilleront tous les poissons des environs 😉 .

Encore un autre avantage, lorsque vous pêchez lent au-dessus des arbres noyés, vous pouvez très bien faire des pauses de 30 secondes et à contre-courant vous pouvez faire redescendre le leurre au-dessus de l’obstacle choisi, ou aller sous les frondaisons ainsi il peut se passer plusieurs minutes entre chaque lancer. Les autres animations style walking the dog sont aussi possibles mais vos mains fatigueront . De toute façon le son du leurre se répercutera sur les berges, le bruit du pop sera alors incontournable sur la zone. vous prendrez du plaisir à mettre des grands ferrages pour faire d’énormes bulles dans l’eau 🙂 .

Pour le reste , l’attaque en surface du silure est très visible et spectaculaire . Et  c’est pour ça que l’on lance pendant des heures un leurre qui fait autant de bruit , pour au final avoir un beau spectacle , et dans la canne, ça tir direct avec un gros remous , et c’est partit !

Une fois le  ferrage planté, le reste n’est que du plaisir sauf pour votre main qui est déjà bien fatiguée mais qui tient bon. Mais rappelez vous bien , la prise en main de la mâchoire à la fin du combat, est risqué , prenez donc les précautions nécessaire .

La pêche du silure au vibrabait

La pêche du silure au leurre évolue avec un un leurre dur plutôt récent : le vibrabait ! Face à la pression de pêche très forte à certains endroits , les silures sont devenus très difficile voire presque imprenables. C’est en partant de ce constat, que deux passionnés, Max Rey et Lilian Fautrelle ont réfléchi à la manière d’attirer l’attention de ce formidable  carnassier à l’aide d’une nouvelle technique . A la  base , l’idée était de coupler un plomb pour la pêche en dérive et le pouvoir attractif d’un leurre de façon à augmenter l’intérêt du silure pour la grappe de vers ou d’encornets qui lui était présentée. Des tests ont été effectués avec pour but d’obtenir le maximum de touches et de tromper de gros spécimens éduqués par le clonck souvent utilisé de façon abusive.

Le Vibrabait, né de cette expérience , est un leurre en résine pleine possédant une armature de 2mm passant de part en part pour la solidité et ayant un plomb incorporé pour le lest et la nage. En fonction des  conditions et sur certains secteurs il est possible d’intégrer un rattle au leurre. Les poids des lests sont eux aussi  variables et vont de 100g à 250g. Une plage très large de possibilités qui  vous permettront de pêcher dans toutes les conditions de pêche rencontrées.

Vous vous servirez du vibrabait d’une manière bien particulière. Tout d’abord , la pêche du silure avec celui-ci pourra être un peu frustrante car dans la grande majorité des situations, son action se fera en dehors du cône de détection de votre échosondeur. C’est une pêche en diagonale afin d’activer la nage planante du teaser. Cette spécificité dans l’action de pêche occasionne deux types de vibrations, ce qui permet de stimuler au maximum les sens du silure. Les premiers types de vibrations sont les basses fréquences. Elles interviennent quand le leurre prend appui sur l’eau et oscille de droite à  gauche faisant nager les vers de façon très planante. Les seconds types de vibrations sont les hautes fréquences qui sont émises lorsque vous exercez de petites tractions sur le leurre. Les mouvements du vibrabait se feront alors de haut en bas.

L’animation la plus intéressante est la suivante. Laisser descendre le vibrabait, le mettre en portance sur l’eau de façon à ce qu’il  oscille de droite à gauche puis effectuer de légères tirées lentes de 40 à 50 cm et le  laisser redescendre doucement en l’ accompagnant pour qu’il oscille. La touche arrive  souvent à la descente car les tirées font décoller le silure du fond et celui-ci prend le leurre lors de la phase basses fréquences.

L’ingéniosité de ces deux passionnés pour trouver une solution face à des silures de plus en plus difficiles ont accouché d’une superbe innovation dans la pêche de ce poisson. Une invention   française et  artisanale qui vous permettra  de réveiller les poissons qui ne répondaient plus à vos habituelles attaques .

La pêche du silure au ver

ver

Le silure est un poisson qui peut se pêcher de bien des façons différentes : aux leurres , au vif ou mort manié, ou bien encore aux vers de terre. Chacun a sa  favorite mais en selon les  conditions et du moment les silures peuvent être plus actifs sur l’une ou l’autre des techniques. Intéressons nous  plus particulièrement à la méthode de pêche aux vers de terre qui est  bien connue et très efficace.

Pour pratiquer la pêche du silure aux vers il  faut :

  • Des vers canadiens ou autres gros vers 
  • Un montage pour la pêche aux vers de terre : un gros plomb entre 100 et 200 grammes, un hameçon triple de taille 2/0
  • Un clonck
  • Un ensemble canne/moulinet à silure

Un montage simple à réaliser, consiste à fixer le plomb sur la tresse et à le relier au triple avec une empile en tresse 100 kg environ quinze centimètre plus bas. Il vous suffira après ça d’accrocher les vers de terre sur le triple en les piquant plusieurs fois afin de réaliser une belle grappe.

Pour optimiser au mieux  la traque du silure avec cette technique deux choses seront indispensable : le sondeur pour voir les échos des poissons et les appâts, et le clonck pour  décoller les poissons si besoin en attirant leur attention .

Cette technique , se pratique  assis en tenant le fil d’une main et dans l’autre le clonck. Vous devrez donc  descendre la grappe de vers de terre dans le cône de la sonde afin de la visualiser au sondeur.

Le but est de présenter les vers légèrement au dessus de la tête du poisson pour qu’il ne voit  pas le plomb mais seulement  la grappe qui lui est exposée. Sur des postes peu marqués avec très peu ou pas du tout d’échos visibles, le clonck peut rentrer en jeu avec pour objectif d’attirer les poissons sous le bateau.  Le silure n’étant pas doté d’une très bonne vue , il possède une ouïe très développée. Il se déplace beaucoup grâce aux sons et est très sensible aux vibrations ce qui lui permet de repérer ses proies avec aisance . Le bruit et les vibrations émises par le clonck sont donc très attractifs et vont en général attiser leur agressivité et diriger leur attaque vers le bateau. Vous devrez ainsi cloncker quelques fois puis attendre de voir si les poissons réagissent et  montent. Il ne s’agit pas d’une technique magique  qui marche à tous les coups mais cela peut vous  permettre de vous  faire rapidement une idée de la densité de poissons car même s’ils ne mordent pas ils viendront par curiosité et apparaîtront à l’écran. Lorsque vous repérez au sondeur , un poisson réagir et se diriger sous le bateau vous devrez rapidement amener la grappe de vers au dessus de celui-ci afin qu’il la visualise. L’animation n’est pas obligatoire mais vous pouvez  éventuellement donner un peu de mouvement aux vers de terre une fois en place.

En pêchant à la main la canne est posée dans le bateau, vous prendrez  donc bien garde à l’enroulement du fil. En effet, vous ferez  attention à deux choses principalement. La première est  de ne pas faire de boucle et emmêler la tresse sur le bateau lorsque vous  jouez sur la profondeur avec la grappe de vers et de ne surtout pas l’enrouler autour de la main bien évidemment, de manière à ce qu’au moment de l’attaque il n’y ait pas d’incidents. Pour la deuxième vous prendrez soin  de ne pas enrouler la tresse autour du scion, comme c’est souvent le cas avec une canne à anneaux, afin d’éviter la casse du matériel.

Lorsque le combat est  terminé et que silure arrive au bateau, ne vous précipitez pas.  Vu la taille des hameçons utilisés un accident est vite arrivé.

Pour éviter un dernier rush du poisson lorsque vous mettez votre  main dans la gueule de celui-ci (l’utilisation du gant est à ce moment là plus que conseillé) et de vous planter accidentellement un triple dans la main, une astuce consiste à effectuer un  premier contact  avec celui-ci en le touchant simplement sur la tête.  Ce premier contact entraîne souvent un débattement du poisson mais lorsque celui-ci revient il c’est alors calmé et vous pouvez alors l’attraper plus facilement.

La pêche du silure à la bouée

La  pêche du silure  à la bouée était une méthode très utilisée il y a des années en arrière, puis peu à peu abandonnée au profit de la pêche active en verticale. Malgré son régime alimentaire omnivore, la part carnassière dans l’alimentation du silure est proportionnelle à sa taille. Les gros spécimens orientent généralement  leur alimentation vers des poissons blancs de toutes tailles. Toutefois  cette technique reste très efficace, notamment sur les gros adversaires ,  moins méfiant  face à cette présentation, contrairement la méfiance  qu’ils développent lorsqu’il sont confrontés aux ondes des écho-sondeurs ou aux bruits répétés des clonks.

Il s’agit de présenter un vif sur une zone restreinte en limitant ses possibilités de fuite. Vous devrez en premier lieu   choisir des spots que vous savezvisités régulièrement par des silures en chasse. C’est une méthode de pêche caustaud, le matériel sera choisi en conséquence : robuste et fiable. Enfin, la logistique est assez lourde et requiert une organisation parfaite .

La dépose des bouées ne peut être faite qu’en utilisant une embarcation, tout comme la mise en place des montages. Le premier élément non négligeable est  une embarcation maniable, légère et stable de manière à  faciliter les manœuvres et les combats en pleine eau : un pneumatique de 2,70 mètres à 3 mètres donnera un bon rapport entre encombrement, poids, maniabilité et rapidité de mise à l’eau.

La pêche se passera depuis la berge, canne a la  verticale. Les cannes les plus adaptées sont donc d’une longueur comprise entre 3 mètres et 3,50 mètres. Cette longueur vous permettra de bien maintenir le fil au-dessus de l’eau afin de pêcher derrière des obstacles par exemple. Elles seront puissantes : 150 à 300 grammes pour vous permettre, non seulement de maintenir la tension du montage sans faire souffrir le blank, mais aussi pour assurer une réserve de puissance suffisante afin de  contrer les silures durant  des combats qui se dérouleront dans 90% des cas en bateau, à la verticale.

Les cannes de milieu de gamme au bon rapport qualité/prix (Katusha, Mad Cat, Rhino) sont toutes équipées d’anneaux tripattes adaptés à l’utilisation de la tresse (appelés anneaux SIC). Ces anneaux, bien plus résistants à la traction, ont pour avantage de ne pas abîmer la tresse du corps de ligne, accroissant de cette manière sa durée de vie. Et la tresse n’abîmera pas les anneaux SIC qui résistent mieux aux coupures que les anneaux en céramique. Vérifiez quand même les anneaux avant votre achat.

Les moulinets eux , devrontêtre à la fois robustes, légers et assez gros pour contenir 150 à 200 mètres de tresse en 50 centièmes. Shimano produit les « Spheros », que vous choisirez  en taille 10000, qui sont parfaits pour la pêche du silure à la bouée. Chez Okuma, vous  regarderez du côté de la gamme « Salina » en taille 65 ou 80 qui offre un frein très puissant. Les « Opus Bull » en taille 6000 de chez Daïwa conviennent aussi très bien. Vous l’aurez compris vous avez un  un choix assez large sur le marché, dans toutes les marques et pour tous les budgets.

Il vous faudra aussi un pique pour placer la canne en position verticale. Vous pouvez le confectionnez vous-même ou en trouver dans le commerce. Attention , les piques en aluminium ne sont pas suffisamment rigides, optez plutôt pour ceux en acier ou inox .

Pour terminer , une bouée de mouillage sur laquelle sera  fixée une potence sur la partie émergée de la bouée, un poids de 10 kilos et de la corde (diamètre de 8 à 10mm).

Vous aurez aussi besoin d’hameçons très solides et au piquant parfaitement affûté . Ce point est le plus important car l’hameçon doit pénétrer rapidement dans la mâchoire du silure. En effet, la piqûre arrive à la touche, impliquant un ferrage automatique et immédiat. Prévoyez des tailles s’étalant du n°5/0 au 1/0 pour pouvoir l’adapter à des vifs de toute taille. Pour les hameçons , vous pourrez vous tournez vers ces modèles là : Gamakatsu « Triple16 » et Owner « ST56 » et « ST66 ». Ces trois hameçons de  références ne se tordent jamais, conservent un très bon piquant et ne rouillent pas. Dans votre boîte de pêche, prévoyez une lime à aiguiser pour parfaire le piquant des pointes à chaque pêche ou dès que vous remarquerez que la pointe s’émousse. Vous choisirez un hameçon simple en second hameçon afin de fixer le vif par le dos. Il sera d’une largeur proportionnelle à l’épaisseur du dos du vif. Sa robustesse n’est pas une priorité car le silure se piquera sur le triple volant.

Le bas de ligne lui , sera réalisé en tresse de gros diamètre (70 à 90 centièmes) protégée contre l’abrasion, qui résistera aux frottements que provoquerons  les minuscules dents disposées en râpe sur les mâchoires des silures. Il sera tout simplement relié au corps de ligne par un émerillon baril de 75 à 100 kilos de résistance. Coté corps de ligne, faites un nœud Palomar  , est pour le  bas de ligne optez pour une boucle (dont le nœud sera doublé).

L’émerillon baril aura un brin cassant en nylon de 30 à 40 centièmes sur l’œillet se trouvant du côté du corps de ligne (réduit les risques de vrillage ou d’emmêlements).

Pour ce qui est de la bouée, vous installerez une potence en tresse (150 kg de résistance) ou en cordelette de 3mm de diamètre terminée par un émerillon agrafe très solide.

Vous pouvez y ajouter un flotteur à son extrémité. Cela facilitera la récupération de l’émerillon lors de l’installation de la ligne en le maintenant à la surface et  permettra aussi de voir les mouvements du vif et ainsi de s’assurer qu’il est toujours vigoureux.

Cette potence aura pour rôle de recevoir le corps de ligne qui y sera fixé par l’émerillon à l’aide d’un brin cassant en nylon de 30 à 35 centièmes.

Vous mettrez préalablement en place la bouée sur le spot à pêcher. La corde devra être plus longue que la profondeur de façon à pallier  une montée des eaux et amortir les vagues provoquées par le passage des bateaux. Pensez bien à mettre la bouée en place un peu plus au large que le spot à pêcher, car une fois sous tension, le vif évoluera devant la bouée, à une distance égale à la longueur de la potence.

La longueur du bas de ligne déterminera la profondeur maximale à laquelle le vif pourra descendre. Il sera par contre libre de remonter jusqu’à la surface puisque aucun plomb ne le retiendra. Vous pouvez si vous le souhaitez adjoindre un plomb de 50 à 200 grammes, selon la taille du vif, afin de le forcer à rester à la profondeur souhaitée. Que le bas de ligne fasse 50 cm ou 3 mètres, vous devrez toujours veiller à ce que la potence qui le relie à la bouée soit une fois et demi plus longue afin que le vif ne puisse pas aller s’emmêler dans la corde de la bouée.

Une fois le corps de ligne raccordé à la bouée, l’ensemble est mis sous tension, à la limite de la rupture du brin cassant et le frein est serré à son maximum.

Pour la détection des touches, vous pouvez utiliser soit une clochette, soit un détecteur de touche électronique qui réagit aux vibrations , que vous fixerez sur le blank de la canne (Fat Kat, Black Cat et Carp Sounder en distribuent).

Lorsque vous choisissez un bas de ligne très court (moins d’un mètre), les touches sont particulièrement spectaculaires, le silure faisant un énorme remous en gobant le vif.

Sous la violence de la touche, le brin cassant, qui relie le corps de ligne à la potence, cède et libère la ligne de la bouée, la canne se relève violemment en assurant le ferrage puis se courbe et c’est le départ .

Les bons postes pour pratiquer la pêche du silure à la bouée se concentrent essentiellement aux abords des plateaux en bordure qui sont de véritables garde manger pour les silures, et qu’en plus s’ils sont tapis d’herbiers ou de nénuphars. Les tombants juste derrière ces plateaux constituent des spots de premier choix. Les bouées pourrons aussi y être posées un plus loin du bord, sur des hauts fonds qui restent des spots de prédilection pour les silures en rivière. Les zones de frayères des poissons blancs sont à prioriser à partir du mois de mai. Le barnum produit par la fraie des brèmes et gardons attirent immédiatement les silures proches des zones à faibles profondeurs et très près du bord, même en pleine journée .

Toutefois, plus vous disposerez le vif près de la surface, moins la technique sera efficace en journée. En surface, cette technique n’est efficace que lorsque la luminosité est faible : temps très couvert, pluvieux, aube, crépuscule et la nuit.

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En journée, allongez votre bas de ligne et ajoutez un plomb de 150 à 300 grammes afin de faire évoluer le vif dans le tiers inférieur de la couche d’eau. Autre variante intéressante  : vous pouvez escher votre vif avec un montage fireball pour le faire pêcher en profondeur, toujours en allongeant la longueur du bas de ligne. Cela fonctionne très bien .

Les poissons blancs de grosse taille sont les plus adaptés. Optez pour des brèmes, facile à pêcher, même si cette espèce compte parmi les moins résistantes lors des grosses chaleurs ou par manque d’oxygène. Si possible ,préférez les carassins, qui sont, a mon gout les meilleurs vifs à silure au même titre que les tanches. Néanmoins, ces espèces sont parfois difficiles à pêcher ou à se procurer. Petite astuce  : pensez aux pisciculteurs qui ont souvent des tanches, des carassins ou des chevesnes. Ils vous les vendront autour de 3 euros pièce.

Le bulleur est indispensable lorsque les vifs sont dans des bacs ou des seaux. Des vifs de cette taille consomment énormément d’oxygène et il est parfois dommage de constater des pertes durant le transport. Vous devrez donc les manipuler le moins possible et le faire avec soin si vous voulez des vifs très remuants.

Sur le poste de pêche, la meilleure méthode de conservation est la bourriche, identique à celle des pêcheurs au coup, d’une longueur de 3 mètres pour que les vifs s’y déplacent facilement sans se toucher, ce qui limitera les écorchures, voire parfois la mort de vifs trop fragiles.

La pêche du silure à la bouée vous donnera des sensations particulières, très différentes de celles rencontrées en le pêchant aux leurres ou en barque à la dérive. Malgré tout, cette pêche reste une pêche très productive de juin à septembre et peut vous permettre d’avoir des touches violentes et des combats en force près des obstacles.

Attention !!! La pêche du silure à la bouée est interdite sur les parties navigables du Rhône et de la Saône. Cette mesure, dictée par VNF, vise à éviter les accidents avec les plaisanciers et autres embarcations naviguant sur ces eaux (float tubes, avirons, barques, pédalos, etc.)

En pratique, vous pouvez choisir des postes devant lesquels ne passe aucune embarcation (bras mort interdit à la navigation par exemble).

Dans tous les cas, si vous choisissez de pratiquer la pêche du silure à la bouée sur ces eaux, faites-le en toute connaissance de l’interdiction.

La pêche du silure au  fireball

Fireball

Les beaux jours arrivent, la température de l’eau augmentant les silure s’alimentent copieusement avant la fraie après s’être amaigris durant l’hiver. Leur alimentation se tourne vers de la nourriture à forte valeur énergétique. Ils commencent à se nourrir essentiellement de poissons, d’écrevisses et de moules. C’est donc naturellement en utilisant des vifs qu’il faudra pratiquer la pêche du silure pour les intéresser un maximum.

Le fireball permet de présenter un vif très proprement, à la verticale depuis une embarcation. L’utilisation d’un échosondeur permet de détecter la présence des silures et ainsi de leur proposer un vif dans la bonne couche d’eau. Le clonk peut être utilisé , mais avec parcimonie , car à cette période de l’année les silures ont encore peu entendu ce bruit et plus la saison avance et plus il faudra s’en passer sous peine d’obtenir l’effet inverse à celui escompté .

L’échosondeur est l’outil indispensable pour la pêche du silure, surtout avec cette technique. Il vous permettra , lorsque vous savez vous en servir, de localiser facilement les silures et de les situer dans la couche d’eau afin de leur présenter le vif à la bonne hauteur.

Optez pour  un échosondeur couleur qui vous permettra d’identifier clairement les cibles et optez pour une définition d’écran d’un minimum de 480 pixels (640 pixels sont conseillés pour une meilleure lecture).

L’impulsion de la sonde est émise sous la forme d’un cône, les cibles rencontrées au centre renvoient un écho plus fort que celles situées sur les côtés. Cela permet de situer, avec un peu d’habitude, l’emplacement des poissons par rapport à la verticale de la sonde de l’échosondeur. Quand le poisson se déplace vers l’extérieur du cône ou lorsque vous  dérivez sans que le poisson ne nous suive, l’intensité qu’il renvoie s’affaiblit et la trace qu’il laisse à l’écran s’amincit.

L’instantané, c’est-à-dire ce qui se trouve à l’instant « t » sous la sonde, se situe immédiatement à droite de l’écran. Toute la partie gauche n’est en réalité que l’historique. Si bien que toute cible restant suspendue dans le cône de la sonde laisse une trace sous la forme d’une ligne verticale à l’écran de l’échosondeur.

Afin de ne pas voir l’image parasitée par tous les débris suspendus sous l’eau, vous baisserez  la sensibilité des échos au minimum possible tout en permettant la visualisation du montage. Pour trouver le réglage le plus adapté, réglez la sensibilité au maximum et descendez votre montage sous la sonde. Ensuite, entrez dans le menu de l’échosondeur et abaissez la sensibilité jusqu’à ne plus voir la trace laissée par le montage puis remontez la sensibilité jusqu’à ce que le montage réapparaisse. Ainsi, vous obtenez la sensibilité la plus adaptée à la situation de pêche, quelle que soit la profondeur ou la turbidité de l’eau. Ce réglage peut être amené à être modifié en cours de pêche.

Le montage se compose d’une tête plombée de 60 à 150 grammes munie d’un hameçon simple. Le grammage est à choisir dans cette plage en fonction de la taille du vif, de la profondeur de pêche et de la force du courant. Réservez les grosses plombées pour les conditions difficiles lorsque les dérives sont rapides et/ou lorsque vous utilisez des vifs de grosse taille. Il peut cependant s’avérer judicieux de sous-plomber son montage pour donner plus de liberté au vif et ainsi le laisser travailler dans un plus large périmètre. Cependant, l’utilisation d’un plomb lourd facilite le maintien du montage à la verticale du bateau, ce qui est primordial pour le visualiser en permanence dans le cône de la sonde de l’échosondeur.

Sur cette tête plombée, vous adjoindrez une empile en tresse très résistante à l’abrasion et sur laquelle on viendra fixer un triple de taille 1/0 à 4/0 selon la taille du vif.

Le corps de ligne devra être solide car les combats en bateau peuvent être très violents et vous n’êtes pas à l’abri de piquer un très gros silure ! Il faudra privilégier la tresse qui facilite la transmission des touches du fait de son absence d’élasticité et de sa plus grande résistance à la traction par rapport à un nylon, dans un diamètre compris entre 40 et 55 centièmes selon la taille des silures présents dans les eaux que vous pêchez.
Pour ce qui concerne les vifs, préférez les carassins, les tanches, les chevesnes ou les carpeaux. Ces espèces, très résistantes, permettent de pêcher plusieurs heures sans avoir à être remplacées.

Choisissez une canne courte et puissante : entre 1,80 et 2,30 mètres pour une puissance de 50-150 grammes. Autant que faire se peut elle devra être légère, tout comme le moulinet (en taille 4000 à 6000) car l’ensemble est tenu à la main durant toute la partie de pêche.

Ici, il n’est aucunement utile d’animer le montage, le vif fait très bien le travail tout seul . En action de pêche la canne est tenue à la main, le pick up du moulinet fermé après avoir descendu le vif au ras du fond. Laissez-vous dériver sur vos postes habituels en prenant soin de bien visualiser la hauteur à laquelle évolue le montage grâce à l’échosondeur et soyez attentif à l’apparition des silures sur l’écran. Commencez toujours au ras du fond car, lorsque les silures sont plaqués, ils sont difficiles à voir sur l’écran.

Dès qu’un poisson apparaît à l’écran, il convient de lui présenter le montage juste au dessus de l’écho qu’il trace à l’écran. La vitesse de réaction conditionne souvent la touche. Le cas le plus fréquemment rencontré est lorsqu’un silure décolle du fond et monte sur votre montage. Ne faites pas l’erreur de descendre votre montage sur lui, vous le ferez fuir à coup sûr. Gardez votre vif à la hauteur où il est, le silure l’a repéré. Dès que l’écho du silure arrive au niveau de votre montage, soit la touche et immédiate, soit le silure reste au même niveau. Dans la seconde hypothèse relever le vif de 50cm permet de déclencher la touche, sinon le silure se replaquera sur le fond. Le second cas de figure se produit lorsqu’un silure apparaît entre deux eaux. Dans ce cas, il est arrivé par le côté du bateau. Si votre montage se situe en dessous il n’ira pas le chercher donc remontez rapidement le vif juste au-dessus de la trace du silure, la touche intervient dès que le vif arrive au niveau du silure. Si vous êtes au-dessus, encore une fois ne descendez pas votre montage ! Remonter à l’amont et refaites un passage en proposant le vif à la profondeur où est apparu le silure. S’il est encore là, vous pourrez le tenter.

D’une manière générale, lorsque aucun écho de poisson n’est visible au sondeur quelques coups de clonk permettent parfois de les faire approcher du bateau mais dans tous les cas, effectuer en premier lieu quelques passages sans clonker permet souvent de prendre les poissons les plus gros sur un poste. Après un à deux passages sur une fosse sans utiliser le clonk et si aucun poisson ne se décide mais que vous les visualisez, repassez en clonkant par série de 3 à 5 coups. Cela déclenche parfois une agressivité chez le poisson qui vous permettra de les piquer.

En priorité vous vous cantonnerez à dériver au-dessus des fosses et dans toutes les zones les plus profondes d’un secteur même si elles sont de petites tailles (couloir profond entre deux hauts-fonds par exemple).

 La pêche du silure: L’impact du silure

Comme de nombreuses “nouvelles” espèces , le silure à atteint rapidement de très fortes densités dans beaucoup de rivières et de lacs et sa présence se fait au détriment d’autres espèces . On trouve très souvent des silures sur les même postes que les sandres . En grands fleuves où le sandre est très présent , la prédation du silure sur le sandre n’est pas évidente à constater . En cours d’eau petits ou moyens , il semble que les populations de sandres ( en déclin dans bien des cas avant l’arrivé du silure ) payent un lourd tribut au grand glane . Il faut en revanche bien comprendre que le silure risque de suivre le même chemin que le sandre . Après une forte dynamique suite à son arrivée dans un nouveau milieu  , les choses finissent par trouver leur équilibre . Cela prend quelques années , puis tout le monde trouve sa place . Tuer les silures pris à la ligne pour espérer voir leurs colonies diminuer est une erreur. Car cela laisse plus de place aux autres et retarde le moment du déclin .

Et vous, pratiquez-vous la pêche du silure? comment pêchez-vous le silure ? Répondez moi dans les commentaires 🙂 . Pensez aussi à partager cet article si il vous a plu et aimez ma page Facebook ça fait toujours plaisir 🙂 Bonne pêche .

 

 

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